Tous en chœur avec Hugues Aufray


 


La Saison Culturelle de Montreux vous souhaite un Joyeux Noël, à vous chers abonnés à notre newsletter ainsi qu'à vos proches. Comme cadeau, nous ne pouvions rêver mieux qu'une diffusion de notre dernier spectacle-événement, "Tous en Choeur avec Hugues Aufray", à la radio et à la télé en ce samedi 25 décembre!


C'est d'abord sur la radio partenaire média du concert, Option Musique, que nous vous donnons rendez-vous. Samedi 25 décembre de 18h à 20h, ne manquez pas le concert et l'interview exclusive d'Hugues Aufray par Pascal Schouwey. De passage à Montreux le week-end dernier, le sémillant chanteur a donné un concert enthousiasmant durant lequel il a revisité certains de ses plus beaux succès entouré d'un choeur de 200 enfants vaudois et valaisans.

Juste après, dès 20h35 sur TSR2, revivez les plus beaux moments de ce concert. Avec notamment ce final émouvant sur la chanson mythique en Suisse qu'est "Le vieux chalet". Une émission de 90 minutes qui vous permettra de vivre ou revivre ces deux soirées magiques avec le merveilleux artiste de 81 ans.

Et, puisqu'on parle télévision, ce dimanche 26 décembre sur France 2, nous regarderons aussi le "Vivement Dimanche" de Michel Drucker, émission dont les invités principaux seront Chico & les Gypsies, le groupe gitan que la Saison Culturelle a reçu en exclusivité suisse le 10 décembre dernier à Montreux!
 
Joyeux Noël à vous toutes et vous tous!

Hugues Aufray avait promis une grosse surprise pour la fin du spectacle. C'en fut une pour les spectateurs lorsqu'ils entendirent le chanteur jouer à l'harmonica les premières mesures de la chanson mythique "Le vieux chalet". A l'invitation d'Hugues, tout le public chanta cet autre "cantique suisse". Puis l'artiste en donna une version très belle accompagné par le choeur de 200 enfants. Ce fut un moment d'exception, l'émotion était à son zénith.
Pardonnez la mauvaise qualité de la vidéo ci-dessus. Vous pourrez obtenir une meilleure image en enregistrant cette chanson et tout le spectacle le 25 décembre sur TSR2, puisque le concert sera diffusé sur la chaîne romande.



Hier a eu lieu le premier des deux concerts de Hugues Aufray entouré d'un choeur de 200 enfants. L'émotion fut au rendez-vous et nous avons posté cinq photos libres de droit dans la RUBRIQUE PRO de ce site (voir ci-dessus, dans le bandeau traversant), sous la rubrique PHOTOS "TOUS EN CHOEUR AVEC HUGUES AUFRAY". Ces photos sont libres de droit, mais en cas de publication, elles doivent être signées: © Philippe Dutoit.


Plus tard, nous posterons ici-même des vidéos de réactions du public et des jeunes choristes. A tout à l'heure à cette adresse!



Les réactions du public





 




Les réactions des choristes







Et voici la galerie des photos!

Hugues Aufray: le concert fut splendide!
Hugues Aufray: le concert fut splendide!
Hugues Aufray: le concert fut splendide!
Hugues Aufray: le concert fut splendide!
Hugues Aufray: le concert fut splendide!
Hugues Aufray: le concert fut splendide!
Hugues Aufray: le concert fut splendide!
Hugues Aufray: le concert fut splendide!
Hugues Aufray: le concert fut splendide!

Regardez le sujet réalisé par l'émission COULEURS LOCALES sur la TSR


Couleurs locales, le journal d'actualités régionales de la TSR est venu à Montreux, vendredi 17 décembre, pour un reportage en direct une heure et demie avant le spectacle. L'occasion d'entendre le chef de choeur jacky Locks, suivi de Hugues Aufray et de la cheffe des choeurs des écoles de Villeneuve et Clarens, Laure-Anne Yersin.


La Saison Culturelle de Montreux signale que le premier des deux concerts de "Tous en choeur avec Hugues Aufray" est maintenu en ce soir du vendredi 17 décembre, à 20h15. Etant donné les mauvaises conditions météorologiques, nous demandons à tous les spectateurs qui doivent se rendre ce soir à Montreux de partir bien assez tôt afin de rejoindre l'Auditorium Stravinski. Nous nous réservons bien sûr la possibilité de commencer le spectacle avec du retard, s'il y a beaucoup de personnes coincées sur les routes. Nous vous conseillons aussi de prendre le train, si vous en avez la possibilité. Pour les horaires, cliquez sur: http://www.sbb.ch/fr/ 


 


Avant son passage à Montreux, Hugues Aufray s'arrête cette semaine sur Option Musique, la radio partenaire de ses deux concerts exceptionnels, vendredi 17 et samedi 18 décembre à l'Auditorium Stravinski de Montreux. Pour écouter cette interview, réalisée par Valérie Ogier, cliquez sur la photo ci-dessus. Vous pouvez aussi écouter l'émission sur les ondes d'Option Musique, ce jeudi soir à 18h15, ainsi que demain vendredi à 8h15 et 18h15.




Hier, sur la radio LFM, Hugues Aufray a fait une courte interview à propos des deux concerts inédits qu'il va donner demain vendredi et après-demain samedi à l'Auditorium Stravinski. Cliquez sur la photo pour arriver sur le site de LFM où se trouve le podcast de l'entretien.



Le journal "24 Heures" annonce aujourd'hui que de larges extraits du spectacle "Tous en choeur avec Hugues Aufray" seront diffusés en prime time, au soir du 25 décembre sur la TSR. La chaîne romande a misé sur l'émotion pour son Noël. Le spectacle, où l'artiste de 81 ans chantera sur scène avec 200 enfants, en promet effectivement beaucoup. Si vous ne voulez pas manquer ce moment unique, dépêchez-vous de réserver au 021 962 21 19, car il ne reste plus que quelques dizaines de places pour vendredi et samedi prochain!


Voici l'article paru aujourd'hui dans "24 heures" et signé Christophe Boillat

EVENEMENT | Capté par la firme veveysanne Mediaprofil, le concert du chanteur vedette français sera diffusé sur la TSR en prime time le 25 décembre. Des contacts sont en cours avec d’autres télés francophones.

C’est un très gros coup que vient de réaliser Mediaprofil en décrochant l’enregistrement du concert d’Hugues Aufray à Montreux, vendredi et samedi prochains. Un gros coup car la TSR a d’ores et déjà racheté la diffusion de «Tous en chœur» qui réunira le chanteur français et 200 enfants choristes de la région et du Valais.

L’événement sera retransmis le soir de Noël, en prime time (heure de grande écoute) de surcroît. Alors que des contacts sont déjà pris avec France Télévisions, la RTBF (Belgique) et le Canada.

«C’est un projet très lourd mais qui nous remplit d’enthousiasme, explique Bertrand Saillen, directeur de la société veveysanne. Il aura fallu de nombreuses négociations avec le management de l’artiste et sa maison de disques. Puis trouver le financement pour cette production, soit 150 000 francs.»

7 caméras, dont une fixée sur une grue, 2 cars pour le son et 40 personnes seront engagés par Mediaprofil pour réaliser ce défi. «Tout sera enregistré séparément et le son retravaillé après. Nous aurons ensuite trois jours et trois nuits pour monter les 90 minutes que diffusera la TSR», précise Bertrand Saillen.

Concepteur de la manifestation «Tous en chœur», qu’il avait déjà mis sur pied avec I Muvrini il y a deux ans, Pierre Smets est aux anges. Pour le délégué à la communication de la ville de Vevey, la diffusion sur la TSR et peut-être sur d’autres canaux francophones «est une formidable vitrine pour toute la Riviera».

Depuis sa création il y a 15 ans, Mediaprofil, structure qui emploie 18 personnes à plein-temps à Vevey, n’a cessé de progresser. Spécialisée dans la captation d’images de spectacles, dont 60 à 80 concerts par an, Mediaprofil enregistre de nombreux événements culturels: le Festival international de danse de Lausanne (pour Arte), le Paléo de Nyon, Festi’neuch, Caribana (Crans-sur-Nyon) ou Rock Oz’Arènes. A Avenches, elle a filmé le concert de Grégoire, puis réalisé le premier DVD de la star montante de la chanson française.

Tous en chœur avec Hugues Aufray vendredi et samedi à l’Auditorium Stravinski (Montreux).  Réservations: www.saisonculturelle.ch

Ces derniers jours ont été postées des vidéos officielles des plus grandes chansons de Hugues Aufray. En voici quelques-unes, en commençant par "Céline" (ci-dessus), puis "Santiano" et "La fille du Nord".
Rappelons que Hugues Aufray fera deux concerts exceptionnels à Montreux, entouré d'un choeur de 200 enfants. La location des places pour ces deux soirées événementielles inédites marche fort. Réservez rapidement vos places si vous voulez avoir le privilège d'assister à l'un de ces deux spectacles!










C'est grâce à la générosité et au soutien de la marque vestimentaire suisse Switcher que les 200 choristes de Hugues Aufray donneront de la couleur grâce à leur habits.La firme du Mont-sur-Lausanne habillera en effet avec ses t-shirts les jeunes chanteurs qui participeront aux deux concerts événements les 17 et 18 décembre à l'Auditorium Stravinski de Montreux. Et comme il faudra bien repasser tous ces vêtements, la firme Laurastar mettra à disposition des planches à repasser! Un grand merci à ces deux partenaires pour leur collaboration à la réussite des deux spectacles.

Dépêchez-vous de réserver, car les deux soirées sont proches d'être placées à guichets fermés!

Attention, la location des deux spectacles TOUS EN CHOEUR AVEC HUGUES AUFRAY marche si bien qu'il n'a déjà plus de places en troisième catégorie et qu'on va bientôt faire le même constat avec les places en deuxième catégorie. Donc n'attendez pas si vous désirez réserver pour ce spectacle!



Alors que la location marche fort pour les deux concerts exceptionnels "Tous en choeur avec Hugues Aufray" les 17 et 18 décembre à Montreux avec 200 enfants pour l'accompagner, le chanteur poursuit sa tournée "traditionnelle". Il sera demain, 23 novembre, à Toulouse, et a accordé à cette occasion une interview à "La Dépêche du Midi". Voici l'article.


À 82 ans, après avoir rempli le Grand Rex et la Cigale à Paris, Hugues Aufray est à nouveau sur la route avec ses succès et les titres de son dernier album : «New Yorker» sorti en octobre 2009 chez Mercury. En revenant aux sources du folk avec le répertoire de son ami Bob Dylan, Hugues Aufray paraît plus jeune que jamais. On pourra l'applaudir à Toulouse, à la Halle aux Grains, le 23 novembre. Interview.

Depuis quand êtes-vous en tournée avec ce nouvel album ?

La tournée a commencé il y a cinquante ans ! Quand on est artiste, on parcourt 70 000 à 80 000 km par an. On a tourné tout cet été. En septembre j'étais à Los Angeles pour débuter un nouvel enregistrement… Mon actualité c'est la route !

Pourquoi avoir enregistré à New York et gravé un hommage à Dylan ?

Dylan a débuté à New York en 1961. C'est là que je l'ai découvert alors que je m'y trouvais, invité par Maurice Chevalier. Lui était encore un inconnu. Dylan a été une révélation pour moi. C'est un personnage d'une importance fondamentale dans l'histoire de la musique du XXe siècle. C'est un poète à l'égal d'un Rimbaud, un chanteur d'avant-garde qui a permis à toute une génération d'artistes de se révéler. À l'époque où je l'ai connu, je faisais mes débuts au Blue Angel. Je suis retourné dans la ville où tout a commencé.

Sur « New Yorker », vous chantez en duo avec Johnny, Cabrel, Mitchell, Souchon, Birkin, Voulzy, Lavilliers, Arno, Didier Wampas et même avec Carla Bruni ! Est-ce pour céder à une mode ?

La maison de disques voulait que j'enregistre des duos avec mes chansons. J'ai trouvé ça peu intéressant. Je leur ai proposé de le faire avec des titres de Bob Dylan auquel nous avons offert un ciel d'étoiles. Carla Bruni a une voix émouvante dont émane une émotion très féminine. C'est la seule à qui je n'ai pas demandé de venir chanter sur ce disque. C'est elle qui m'a dit : « Hugues, je veux chanter avec toi Don't think twice, it's all right ». La présence de Carla Bruni est totalement justifiée.

Repartir sur les routes après 50 ans de carrière, c'est une conclusion ?

Non, sauf si le destin en décide autrement. Ce sera peut-être mon dernier concert à Toulouse mais je ne l'espère pas. Je suis heureux de chanter à la Halle aux Grains mais j'ai rêvé toute ma vie de chanter au Capitole. J'ai passé cinq années au collège de Sorèze. Pendant que j'étudiais, mes frères prenaient le train et allaient écouter le père de Nougaro dans « La Bohème » Chanter au Capitole serait la consécration pour le Gascon que je suis. À bon entendeur…

"Je m’appelle Hugues Aufray, c’est mon vrai nom, et j’ai 50 ans… de carrière!" Les 200 jeunes choristes stoppent net la répétition pour applaudir celui qu’ils accompagneront sur la scène de l’Auditorium Stravinski les 17 et 18 décembre prochain à Montreux. Les vocalises laissent la place au bruit des chaises et à un tonnerre d’applaudissements.

 
Avant de passer aux choses sérieuses, le chanteur fait une petite mise au point: «Je ne suis pas une star, mais un artiste qui arrive avec sa guitare.» Qu’il empoigne pour lancer «Debout les gars, réveillez-vous! Il va falloir
en mettre un coup» avec une belle énergie.
 
Les enfants l’accompagnent sous la direction de Jacky Locks, spécialiste de l’art choral. Pour ces deux concerts uniques de «Tous en choeur avec…», Hugues Aufray a sélectionné une quinzaine de chansons qu’il interprétera en compagnie des 200 jeunes choristes, élèves des écoles de Villeneuve(VD), de Clarens (VD) et de Sion.  
Chaque école répète de son côté depuis début août sous la conduite de son chef attitré. A cesrendez-vous hebdomadaires s’ajoutent encore des week-ends de travail avec Jacky Locks, qui avait déjà monté un tel concert en 2008 avec le groupe corse IMuvrini.
 
La répétition se poursuit avec des chansons plus tendres, comme «Céline» ou «Le petit âne gris». Les quatre voix doivent se faire plus douces et apprendre à s’accorder. Il y a encore bien du boulot mais l’aventure sera belle. La soirée touche à sa fin quand l’éternel jeune homme lance un «Santiano» qui ne laisse personne en place. 200 choristes donnent alors libre cours à leur joie.
 
 
INTERVIEW ANNE-MARIE CUTTAT
PHOTOS CHARLY RAPPO/ARKIVE.CH
 

Coopération. Quel est le secret de votre forme?

Hugues Aufray: Je n’en ai pas. Peut-être est-ce dû à ma capacité d’oublier. Quand je me réveille le matin, je ne me souviens de rien et j’ai forcément rêvé puisqu’on dit qu’un homme qui ne rêve pas est fou. Donc, ou bien je suis fou, ou bien j’oublie mes rêves. Et je me dis que j’ai peut-être la même capacité à gommer rapidement de ma mémoire les douleurs et les malheurs de la vie.

Vous tournez la page facilement?

C’est à la fois une façon de pardonner à ceux qui m’ont fait du mal, et Dieu sait si j’en ai rencontré, ou de pardonner au destin qui m’a cruellement blessé. C’est peut-être cette espèce d’«insouciance» qui me préserve.

Vos chansons figurent aujourd’hui au répertoire des écoles. L’espériez-vous?

Quand j’ai créé mes chansons, je ne pensais qu’à une chose, c’est à me faire plaisir. Etre artiste, c’est d’abord être très égoïste. Moi, quand j’ai commencé à faire des chansons, je voulais chanter et faire chanter les autres.

Vous rêviez d’une chorale?

Enfant, ce que j’aimais, c’était chanter en chorale. Toute ma vie j’ai cherché à faire des chansons pour les gens. Dans la foule, il y a des enfants, des adolescents, des adultes et des anciens. Je ne dis pas des vieillards, je dis des anciens avec beaucoup de respect. Faire chanter tous ces gens ensemble c’est pour moi un objectif inconscient, mais profondément ancré. Une fillette de 6 ans m’a chanté «Pauvre Benoît». Cette petite fille, elle est géniale. C’est extraordinaire ça. C’est une des chansons les plus chères à mon cœur. Comme «Le petit âne gris». Ce sont des chansons qui comptent beaucoup pour moi.

Pourquoi?

C’est une chanson vécue. Quelque part dans les montagnes des Asturies, il y avait ce qu’on appelait un simple d’esprit. On dirait aujourd’hui un handicapé mental car on n’a plus le droit de dire les mots. Un enfant sans âge que je voyais souvent dans une auberge. Cette image m’est revenue quand j’ai écrit une chanson sur une musique de Jean-Pierre Sabar, mon meilleur ami. Et ça me touche qu’une petite fille de 6 ans chante cette chanson aujourd’hui quelque part en Suisse.

Quelle place prenait la musique dans votre famille?

Mes parents n’étaient pas dans le métier des arts. Mais ma bonne-maman, la mère de ma mère, était une cantatrice régionale qui avait une voix exceptionnelle.

Etes-vous le seul à avoir fait de la musique votre vie?

Quand ma petite sœur (ndlr: la comédienne Pascale Audret) a séduit le Tout-Paris en interprétant le rôle d’Anne Frank, je me suis dit qu’il y avait dans sa capacité d’émouvoir le public des traces de ce que bonne-maman était. J’ai eu un frère qui aurait été une des plus grandes voix lyriques du siècle. Il avait fait des études de chef d’orchestre. Il s’est malheureusement suicidé à 26 ans. Lui aussi avait une sensibilité exceptionnelle. Mon frère Jean-Paul, qui vit toujours, est mathématicien. Il est écrivain et fait aussi de la musique.

Songez-vous à la retraite?

On ne prend pas sa retraite quand on est artiste. Etre artiste, ce n’est pas un métier, c’est un état. Aujourd’hui, j’ai 81 ans et beaucoup de gens pensent que je suis angoissé par la fin qui approche. Oui, elle approche, c’est sûr. Mais actuellement, le destin, pour ne pas dire le Bon Dieu, me fait les plus beaux cadeaux.


 

Gazetteinfo.fr publie il y a peu une interview assez originale d'Hugues Aufray.

 

 

GazetteInfo : On se tutoie ou on se vouvoie ?

HUGUES AUFRAY :  C’est comme vous le souhaitez… Ça m’est égal.

 

On parle un peu actu. La retraite à 60 ans, bientôt à 62 ans, j’imagine que ça ne te parle pas….

H. A. : Ça me saoule ces histoires d’âge en France. Ce pays est en grève depuis l’âge de mes 20 ans. J’ai d’ailleurs failli quitter la France plusieurs fois. Déjà le jour où j’ai passé mon bac de philo, les profs étaient en grève… Et quand on me parle de retraite, ça m’agace énormément car il est évident que l’on doit faire des réformes. Le problème dans ce pays, c’est que lorsqu’on engage des réformes, tout le monde est d’accord à condition que ça ne touche que les autres et pas soi-même. En tant qu’artiste, la retraite n’existe pas. Mais je reconnais que pour les TRAVAILLEURS, comme disait Marchais, ils méritent de partir à 60 ans. Je pense qu’il faut procéder au cas par cas. Le drame des lois, c’est qu’elles s’adressent à tout le monde, alors qu’on est tous différents. Que chacun se démerde !

 

Et à te voir encore sur scène à 82 ans, j’ai envie de te dire que le travail, c’est la santé.

H. A. : Je n’ai jamais travaillé de ma vie donc je ne peux pas dire ça. Je n’ai fait que m’amuser. Le jeu, c’est la santé ! Il faut essayer de jouer dans la vie et non de travailler.

 

Faut pouvoir. Jusqu’à quand comptes-tu encore t’amuser ?

H. A. : Jusqu’au bout ! Un artiste qui s’arrête de chanter n’est pas un artiste. Il s’est seulement servi de la chanson pour exister, c’est tout.

 

Qu’est-ce qui te révolte le plus aujourd’hui ? Les impôts ? Les Roms ? Sarkozy ?

H. A. : Sûrement pas Sarkozy, ni les Roms, ni les impôts. Pour être très clair, quand Sarkozy a été élu président, du jour au lendemain, il a été traité de bling-bling et de tout un tas de choses. Il était condamné d’avance. Malgré tout, c’est quand même une majorité de Français qui a voté pour lui, non ? Je n’arrive pas à comprendre cette conception de la démocratie. Essayons de respecter cette majorité, en laissant le chef agir. Qu’il soit de gauche ou de droite. La politique est devenue un système qui consiste à empêcher le mec qui a été choisi par la majorité d’agir, ça me rend fou ça ! Je ne suis ni de gauche, ni de droite, juste un homme libre. Et j’ai un grand respect pour la démocratie.

 

Le rêve américain existe mais y a-t-il aussi un rêve français ?

H. A. : Malheureusement non. J’arrive de Los Angeles et je peux affirmer que le rêve américain existe. Je peux te dire qu’il y a un nombre incroyable de Mexicains qui se battent pour espérer entrer aux Etats-Unis. Les Américains ne fuient pas l’Amérique pour venir s’installer au Portugal ou en France que je sache. Le rêve français existe pour les Maliens, les Sénégalais, les Soudanais qui sont prêts à risquer leur vie pour remonter jusqu’à chez nous mais que peuvent-ils bien espérer ?

 

Si tu devais dîner avec l’un des cinq politiques suivants, lequel choisirais-tu ? Sarko, Royal, Aubry, Cohn-Bendit ou Marine Le Pen ?

H. A. : Sans hésiter, Sarkozy. Car j’ai la tentation de toujours défendre celui qui est le plus attaqué. Et j’ajouterais même, le plus souvent injustement. Tout naturellement, je défendrais un Monsieur élu au suffrage universel. Les autres n’ont nul besoin d’être défendus.

 

Qu’aimerais-tu lui dire ?

H. A. : Je ne sais pas. J’ai déjà eu l’occasion de lui dire qu’il fallait virer le ministère de l’éducation et le remplacer par celui de la famille et de l’éducation. Et créer le ministère de l’enseignement et de l’instruction. Car on confond aujourd’hui éducation et enseignement. On nous dit toujours que les enseignants sont dans la rue et on ne les qualifie jamais d’éducateurs, lorsqu’ils font grève, non ? Toutefois, il faut des éducateurs pour redonner le sens de l’éducation aux enfants qui en ont besoin. Ainsi, les enseignants n’auraient pas à passer leur temps à éduquer les élèves. Nuance !

 

T’es engagé ou dégagé comme disait Desprosges ?

H. A. : Je suis un artiste dégagé. Je suis un humaniste et surtout un homme libre. J’ai par exemple écrit la seule chanson contestataire de mai 68 : “Adieu Monsieur le professeur”. Tout le reste, c’était du pipi d’étudiant. Ce n’était pas une révolution, ni une rébellion mais de la rigolade ! Ils coupaient les arbres alors que maintenant, ils se disent écologistes, je rigole… Il y a de justes revendications ouvrières encore aujourd’hui mais encore faut-il que les syndicats défendent les ouvriers et non des idéaux politiques.

 

Tu fais quoi justement pour l’écologie au quotidien ?

H. A. : L’écologie commence par prendre soin de soi. C’est savoir ce que l’on mange, ce que l’on boit. Je ne bois quasiment pas d’alcool, je conduis avec beaucoup de raison, je ne fume pas et j’essaie de répandre la bonne parole qui consiste à dire : commencez d’abord par vous changer vous-même.

 

Es-tu plus heureux aujourd’hui qu’à 20 ans ?

H. A. : Oui, je pense. Car je suis plus sage, plus raisonnable aussi. Cette sagesse repose sur cette résilience contre le malheur. J’ai appris à supporter la souffrance et à apprécier chaque instant de bonheur. J’ai un comportement très proche de la philosophie bouddhiste.

 

T’as fait quoi avec ton premier cachet ?

H. A. : Oh, j’ai jeté une liasse de billets en l’air, en arrivant dans cette petite chambre modeste que je partageais avec ma jeune femme. J’avais touché une somme assez importante pour la première fois. C’était en Italie. C’était l’équivalent de 300 euros à l’époque, ce qui était important. Ma femme travaillait et je vivais à ses crochets. Donc quand j’ai gagné en une soirée ce qu’elle gagnait en trois mois, j’ai jeté les billets en l’air comme dans un film. Mais j’ai quand même ramassé les billets ensuite.

 

Sais-tu combien tu as gagné depuis que tu es connu ?

H. A. : Aucune idée mais j’ai essuyé trois grandes faillites. Une société de production, une maison de disques… et j’ai eu la chance d’avoir des associés qui étaient des escrocs. C’est extraordinaire car l’argent peut sauver ou améliorer la vie mais ça peut aussi devenir un poison. Car lorsqu’on devient riche, on perd la réalité de la vie. Donc, j’ai dû survivre et ça m’a maintenu en contact avec cette réalité. A chaque fois que j’ai eu un bonus, le destin me l’a repris (rires).

 

La dernière fois où tu t’es mis en colère ?

H. A. : A chaque fois que j’écoute les infos. C’était à midi.

 

Ça t’énerve qu’on te dise que tu fais jeune ?

H. A. : Non, ça me fait plaisir au contraire. D’autant que j’ai encore beaucoup de choses à faire, donc c’est mieux d’avoir l’air jeune.

 

Bob Dylan a été une révélation pour toi…

H. A. : Il a été un personnage d’une importance fondamentale dans toute l’histoire de la musique du XXe siècle. C’est un chanteur d’avant-garde et il a permis à toute une génération d’artistes de se révéler. Plus personne ne fait de la musique sans tenir compte de ce qu’il a apporté. Lui et Bob Marley ont eu de l’influence sur le monde de la musique. C’est une légende vivante. Je l’ai connu avant tout le monde, en 1961. Le talent des autres est une évidence pour moi. Mais je n’ai jamais imité Dylan. J’ai simplement fait un travail de traducteur, de colporteur.

 

De quoi es-tu le plus fier aujourd’hui ?

H. A. : D’avoir traversé 50 ans de carrière sans jamais avoir le sentiment d’avoir trahi mes idées ou d’avoir eu à retourner ma veste contrairement à certains de mes camarades.

 

Des noms, des noms, des noms…

H. A. : Sûrement pas.

 

T’es un humaniste, toi, un vrai.

H. A. : Oui, j’ai vu les travers du communisme, du socialisme et du capitalisme. Je ne me suis pas trompé, ni fourvoyé dans un courant ou dans un autre. L’engagement politique te rend prisonnier. J’ai détesté Aragon ou Sartre car ils savaient parfaitement ce qui se passait en URSS et ils l’ont caché. Ils ont trompé le peuple français.

 

Quelle est la chose la plus dingue que tu aies bien pu faire pour une femme ?

H. A. : Escalader un mur avec une bicyclette, il fallait le faire !

 

La télé, tu zappes ?

H. A. : Voilà encore la mauvaise foi de certains artistes, des crétins, qui disent qu’il n’y a rien à la télévision, alors qu’il n’y a jamais eu autant de choses passionnantes.

 

T’en as pas marre de mes questions à la con ?

H. A. : Non, elles sont intéressantes et posées avec respect.


Nous avons le plaisir de découvrir cette semaine dans 24 heures une interview d'Hugues Aufray, venu tout droit de Los Angeles jusqu'à Noville (VD)  pour les répétitions en vue de ses spectacles des 17 et 18 décembre  à l'Auditorium Stravinski.


 

NOVILLE | Hugues Aufray était ce lundi à Noville pour la répétition d’un spectacle qui le mettra en scène les 17 et 18 décembre au Stravinski de Montreux, accompagné de 200 enfants des écoles de Villeneuve et environs et de Sion.

– Hugues Aufray, est-ce la première fois que vous chantez accompagné d’autant de choristes?

– (Après réflexion). Ça m’est arrivé une seule fois. Il y a environ 10 ans à Nantes avec 600 gosses. C’était bien.

– Comment expliquez-vous que l’on ne vous ait guère proposé de vous produire avec des chœurs d’enfants alors que vos succès sont justement chantés dans les écoles?

– Pour des raisons qui m’échappent, j’ai toujours été un peu oublié, un peu marginalisé par les médias. Mais les médias, c’est la mode et la politique, alors que le public c’est les sentiments et la nostalgie. Je peux le dire aujourd’hui haut et fort, mais en toute modestie, j’ai toujours rencontré un formidable succès populaire.

– Qu’est-ce qui vous a décidé à réitérer l’expérience ici en Suisse?

– Principalement mon amitié avec Pierre Smets (ndlr: délégué à la communication de Vevey et codirecteur artistique du projet). Il s’est battu pendant deux ans pour me convaincre. Le projet est intéressant et me permet d’exercer mon métier: celui de chanteur. Par ailleurs, chanter avec des enfants, c’est plus passionnant que chanter pour un parti politique…

– Vous-même, avez-vous chanté dans des chorales?

– Bien sûr. J’ai eu une très belle formation musicale dans une école chrétienne. Le dimanche, on chantait à la messe. Mon professeur, qui était organiste, s’appelait tout simplement… Jean-Sébastien Bach. C’est curieux non?

– Votre concert cet été au Paléo de Nyon a été un très beau succès. Qu’en gardez-vous quelques mois après?

– Honnêtement, ça a été un des plus beaux jours de ma vie. Je ne peux que remercier Daniel Rossellat et surtout les bénévoles qui avaient massivement signé une pétition trois ans avant pour me faire venir au Paléo.

- Samedi dernier, Bertrand Cantat, le chanteur de Noir Désir, est remonté sur scène. Qu’est-ce que cela vous inspire?

– C’est indécent. Ça me scandalise. Tout le monde a droit à faire des erreurs et a droit au pardon. Mais après ce qui lui est arrivé, il devrait plutôt utiliser son talent à faire de la musique dans les prisons ou auprès de personnes handicapées.
 

 

 

Hugues Aufray réveille la marmaille en chantant

Un chœur consciencieux de 200 enfants vocalise avec application. Les voix traînent un peu, comme dans l’attente d’un meilleur couplet. Puis une rumeur se fait entendre. Le rideau de l’entrée s’agite et les gosses se lèvent dans un brouhaha de chaises. «Il paraît qu’on va chanter ensemble?» lance l’homme au blouson noir qui vient de pénétrer les lieux. «Je m’appelle Hugues Aufray, c’est mon vrai nom, et j’ai cinquante ans… de carrière!»

Tout juste débarqué de Los Angeles, le chanteur compte 81 printemps et quelques belles saisons artistiques. Mais c’est avec la plus grande simplicité que, lundi soir au Battoir de Noville, le bonhomme a mêlé sa voix et sa guitare au timbre juvénile d’écoliers venus des environs de Villeneuve ou de Sion. Le temps de faire connaissance avant deux concerts uniques en leur genre, les 17 et 18 décembre à l’Auditorium Stravinski de Montreux.

Des tubes revisités

Expérimentée il y a deux ans avec le groupe de polyphonie corse I Muvrini, la formule «Tous en chœur avec…» se présente comme un événement artistique et pédagogique. «C’est aussi un rendez-vous populaire», explique Pierre Smets, concepteur du projet. «Hugues Aufray interprétera ses tubes, mais dans une version inédite.» Une nouveauté que l’on doit à Jacky Locks, professeur de musique qui s’est imposé en France comme le spécialiste de l’art choral. «Les enfants chanteront une quinzaine de titres sur scène», détaille ce dernier. «Chacun a reçu un CD de travail et répète chaque semaine avec sa formation. Ce soir, il s’agissait d’entrer en contact, de vivre un premier moment sympathique.»

De la convivialité, il y en a a eu à revendre au Battoir de Noville. Les présentations faites, pas blasé pour un sou, Hugues Aufray attaque son répertoire avec un «Debout les gars» à réveiller la marmaille, laquelle se prête avec entrain à l’exercice. «Céline» et «Le petit âne gris» à quatre voix prennent le relais avec tendresse. «Là, vous devez chanter tout doucement. Il faut que ça soit comme un brouillard qui monte dans la vallée.» En guise d’au revoir, le jeune homme aux cheveux blancs improvise un «Santiano» du tonnerre. Les sages élèves se lèvent et frappent des mains, les parents osent enfin laisser échapper leur voix. Puis rendez-vous est pris juste avant Noël. «J’écoute les Black Eyed Peas», lance Naomi, 10 ans, choriste à Villeneuve. «Mais Hugues Aufray, c’est bien aussi!». «Il est impressionnant», enchaîne une maman. Ses chansons, c’est lui!»

 

 


Informations billetterie :

Ouverture de la caisse du soir dès 19h15

Les personnes handicapées en chaise sont priées de contacter le +41 (0) 21 962 21 19

Ce spectacle affiche complet pour samedi 18 décembre. Il reste quelques places à 89 CHF pour le vendredi 17 décembre. Pour réserver, veuillez nous contacter au
021 962 21 19 de 9h à 18h.