Impressionnant, Christophe Willem a fait un triomphe à Montreux!
Quelle soirée! Le public a fait un triomphe à Christophe Willem lors de son passage, en exclusivité suisse, le jeudi 28 octobre à l’Auditorium Stravinski de Montreux. Il faut dire que le chanteur de «Double Je» est vraiment un artiste… double face, capable d’énergiser une salle tout comme d’imposer un silence total pour interpréter une chanson douce. Une impressionnante performance.
Les personnes qui n’imaginaient pas Christophe Willem en bête de scène peuvent regretter de ne pas avoir assisté à son concert montreusien. Elles ont peut-être gardé de lui l’image de La Tortue dégingandée de «Nouvelle Star», un peu timide, pas conscient de son pouvoir de séduction sur le public. Or, hier, on a croisé un artiste capable d’enflammer un public avec une rare dextérité.
Le maître-mot de la soirée était : complicité. Willem ne se prend pas la tête, se balade dans la salle, discute avec le public, le fait danser, frapper des mains, rigoler. Il réussit à mettre les gens dans sa poche sans la moindre hypocrisie. Christophe est cash. Sa gentillesse n’est pas feinte. Côté performance scénique, c’est juste fabuleux. Il se lâche sur les tubes couleur electro de son dernier album et soudain parvient à changer de braquet et imposer une ambiance feutrée, seul au piano, pour ses chansons plus intimes. Le sommet, dans ce domaine, c’est le dernier titre de la soirée, «Si je tombais», un bouleversant texte sur la rupture sentimentale. A peine Christophe a-t-il chauffé la salle sur son tube «Double Je» qu’il décide de quitter la scène sur cette chanson splendide, interprétée comme entre amis, à la fin d’une soirée, au bord d’un piano. La voix est aérienne et tutoie les étoiles. C’est paraît-il dû à un breuvage au gingembre et au miel qui a la couleur du pastis, boisson que Willem ingurgite tout au long du concert!On soulignera aussi deux hommages à deux mégastars, Michael Jackson et Madonna. Le premier avec la reprise parfaite de «Human Nature», la seconde avec la géniale reprise de «Music».
Merci à Christophe Willem d’avoir transformé l’Auditorium Stravinski en dance floor. Avec lui, la Saison Culturelle de Montreux a eu sa dose de caféine… et elle en redemande!










