CAMERATA AMOYAL DUCHABLE


 

FRANCOIS-RENE DUCHABLE:
LE PIANO OU LA VIE


Excellent article que celui qu'a rédigé Dominique Rosset dans "L'Hebdo" d'aujourd'hui sur François-René Duchâble. Ce pianiste virtuose sera présent jeudi 2 février sur la scène de l'Auditorium Stravinski de Montreux pour un concert qui va être génial! En plus, pour le 10e anniversaire de la Camerata de Lausanne, qui jouera à ses côté avec Pierre Amoyal, une opération "1000 places à 10 francs" a élté mise en place afin de mettre l'excellence à portée de tous les portemonnaies. Alors profitez-en: les premiers servis seront les mieux placés dans la salle! Réservez en cliquant sur ce lien.


Ci-dessous, l'article de "L'Hebdo" sur Duchâble:

En signe d’amitié pour Pierre Amoyal, François-René Duchâble fait une entorse «exceptionnelle» à son parcours: il jouera à Montreux des concertos de Chopin et Mendelssohn. Rencontre avec un rescapé de la vie de concertiste.

On connaît la comptine du seuil des vacances, lorsque les enfants envoient avec délectation «les cahiers au feu, la maîtresse au milieu». En juillet 2003, après trente années d’une carrière internationale ininterrompue, grandiose, brillante, dévorante, François-René Duchâble, à 50 ans, faisait jeter d’un hélicoptère un (faux) piano de concert dans le lac d’Annecy. Avant de brûler ses (vrais) habits de cérémonie, avec nœud papillon et queue-de-pie (évidemment ladra) qui lui avaient corseté le cœur et le corps pendant trop longtemps. Depuis l’enfance.

Alors qu’il savoure les derniers jours de sa pause de Noël dans le sud de la France, auprès de l’âne Hector qu’il a offert au chef d’orchestre Michel Plasson (!), le pianiste revient sur cet événement marquant de sa vie de musicien et d’homme: «Je me suis ennuyé pendant trente ans et 1748 concerts. Ennuyé dans la vie, dans les voyages, dans les répétitions, les enregistrements, les relations humaines et la musique. En noyant le piano, j’ai rompu avec le rituel insupportable du concert traditionnel et de la vie qui va avec, mais pas avec l’instrument luimême ni avec la musique.» C’est aussi cette folie douce qui lui a valu d’inspirer le personnage du pianiste dans le film Fauteuils d’orchestre de Danièle Thompson, en 2005.

Nourrir les œuvres. Celui qui a enregistré et interprété partout dans le monde les concertos les plus magnifiques du répertoire (Beethoven, Chopin, Liszt et tous les autres) a décidé de ne jouer plus que des œuvres de piano solitaire, intime, et de les «nourrir» de textes ou de poèmes dits le plus souvent par le comédien Alain Carré. Et pourtant voici le fougueux et volubile François-René Duchâble prêt à faire une concession de taille puisque, invité à partager le concert des 10 ans d’existence de la Camerata de Lausanne, créée par Pierre Amoyal, il va interpréter le 1er Concerto de Chopin… entrecoupé du mouvement lent du 2e: «J’ai accepté sous la condition qu’il y ait des jeux de lumière, qu’Alain Carré intervienne avec des textes, que le concert soit différent des autres et corresponde à ce que je cherche désormais: nourrir l’imaginaire, le mien et celui du public, et ne jamais me répéter.»

Pierre Amoyal, longtemps complice scénique du clown Buffo, a bien évidemment accepté, trop heureux de pouvoir faire partager une telle expérience à sa Camerata et, avant tout, de faire de la musique avec un artiste aussi impressionnant et proche de lui, dans la rigueur musicale, le génie sonore et le respect des styles. Ils joueront également le Concerto pour violon et piano de Mendelssohn.

Jouer partout. L’autre motif de la présence de François-René Duchâble à ce concert est la volonté des organisateurs montreusiens de l’ouvrir à tous les publics. L’opération «1000 billets à 10 francs» plaît bien au pianiste, lui qui a troqué la salle de concert contre des petits théâtres, des salles, des lieux incongrus, et qui parallèlement joue régulièrement dans les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite, les institutions pour handicapés, les prisons: «J’ai un pianovélo, précise-t-il avec l’énergie passionnée et infatigable qui l’habite, un piano numérique fixé sur un triporteur. Je peux jouer partout. La musique doit aller partout!»

 

«LA MUSIQUE QUI SORT DE NOUS REFLÈTE NOTRE VRAIE PERSONNALITÉ, ELLE PERMET L’UNITÉ ENTRE LE PHYSIQUE, LE MENTAL ET LE SENTIMENT.»
François-René Duchâble

Extraverti et, selon ses termes, «déconcentré, éparpillé, agité dans tous les sens» dans la vie, François-René Duchâble est incroyablement concentré et ramassé lorsqu’il joue: «C’est vrai qu’il y a décalage, on ne joue pas tel qu’on paraît… Mais la musique qui sort de nous reflète notre vraie personnalité, elle permet l’unité entre le physique, le mental, le sentiment!» Lui qui a appris tout enfant «l’économie et l’efficacité des gestes», l’attitude la plus adéquate devant son clavier et la plus précise devant les partitions, il demeure, même en marge de la scène musicale, un modèle d’interprétation «à la française» du répertoire romantique.

Reste qu’il s’ennuie vite. Alors il s’invente sans cesse de nouveaux parcours, autant de spectacles puisant dans une soixantaine de thèmes différents, «certains plus orientés vers le divertissement, certains plus vers le spirituel ou le religieux, permettant la découverte de parcours de compositeurs – Beethoven, Schumann, Liszt, Debussy, Wagner… ou des univers littéraires, des contes, des fables. Lorsque les enchaînements sont bien réussis, j’ai la conviction que le public, interpellé par les séquences courtes et l’alternance entre textes et musiques, dispose de plus de liberté et d’espace.» Sans oublier l’effet de surprise que François-René Duchâble et le comédien Alain Carré se réservent à chaque fois: «Nous organisons préalablement notre parcours de spectacle dans les grandes lignes mais nous ne répétons jamais!»

Aujourd’hui «réconcilié» avec la musique et le piano, François-René Duchâble travaille désormais à se réapproprier son existence, à la «composer» à l’image d’un programme de récital unique, précieux, juste, à réinventer sans cesse. A l’opposé de Novecento, pianiste génial du roman d’Alessandro Barrico, incapable de quitter son bateau, quitte à y perdre la vie, le musicien français a «noyé» le piano-carcan et s’évade désormais, en voiture ou à bicyclette, avec un piano-vie, nomade, à ses côtés.

Montreux, Auditorium Stravinski. Je 2 février, 20 h 15. Opération «1000 billets à 10 francs». Rens. 021 962 21 19 ou www.lasaison.ch

Jeudi 2 février 2012: le Concert des dix ans de la Camerata de Lausanne avec Pierre Amoyal et François-René Duchâble!


En 2012, la Camerata de Lausanne célèbre son dixième anniversaire. Pour marquer dignement cette occasion, Pierre Amoyal et son remarquable ensemble seront sur la scène de l’Auditorium Stravinski le jeudi 2 février 2012 à 20h15, à l’invitation de la Saison Culturelle de Montreux. Ce soir-là, ils seront exceptionnellement associés au pianiste virtuose François-René Duchâble pour un concert unique consacré à Chopin, Mendelssohn et Nino Rota. Réservez vos billets dès maintenant par téléphone au 021/ 962 21 19, sur le site de la Saison Culturelle de Montreux en cliquant ici ou aux guichets et sur le site de la Fnac en cliquant ici. Notez que, pour ce concert unique des dix ans et afin de mettre l'excellence à portée de tous les portemonnaies, nous mettons en place une offre 1000 places à dix francs. Les premiers à profiter de cette offre seront les mieux placés!

UN ENSEMBLE DE RÉPUTATION MONDIALE

Fondée et dirigée par Pierre Amoyal, violon solo, la Camerata de Lausanne est un orchestre à cordes qui renoue avec la tradition de jouer sans chef. Créée en 2002, la Camerata s’est produite dans les plus grandes salles du monde et notamment à Moscou (Salle Tchaïkovski et International House of Music), Amsterdam (Concertgebouw), Milan (Salle Verdi) et Paris (Palais des Invalides, Théâtre des Champs Elysées). L’orchestre s’est également produit à Damas, Beyrouth, Singapour, Macao, Bangkok, Shanghai, Venise et a effectué des tournées en Russie, au Japon, en Corée, en Italie, en France.

 

RENCONTRE AU SOMMET AMOYAL-DUCHÂBLE

C’est une rencontre au sommet entre deux Premier Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris à laquelle assistera le public, le jeudi 2 février 2012, à 20h15 à l’Auditorium Stravinski.
En effet, Pierre Amoyal et François-René Duchâble ont tous deux été primés très jeunes par le CSNM de Paris, le premier à l’âge de 12 ans, le second à 13 ans. Ce sera le début d’une carrière internationale pour ces deux musiciens prodiges.
Pierre Amoyal poursuit ses études à Los Angeles auprès de Jascha Heifetz, avec lequel il travaille pendant cinq ans. Il a alors le privilège de donner des concerts publics de musique de chambre et d’enregistrer avec Jascha Heifetz et Gregor Piatigorsky. Depuis, Pierre Amoyal est invité par les plus grands orchestres et se produit dans le monde entier. Il collabore régulièrement avec les plus grands chefs de notre temps : P. Boulez, S. Ozawa, C. Dutoit, E. Inbal, S. Skrowaczewski, G. Herbig, G. Prêtre, G. Roshdestvensky, K. Sanderling, S. Rattle, R. Fruhbeck de Burgos, M. Whun Chung. Il a notamment donné la première allemande du concerto de Dutilleux avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin sous la direction de Lorin Maazel.
En parallèle à sa carrière de soliste, Pierre Amoyal se consacre avec passion à l’enseignement. Nommé très jeune professeur au CNSM de Paris, il enseigne actuellement à la Haute Ecole de Musique de Lausanne. Notons encore que Pierre Amoyal possède l’un des plus célèbres violons du monde, le Kochansky, Stradivarius de 1717 qui a été miraculeusement retrouvé en 1991 après avoir été volé en 1987. Pierre Amoyal est un exemple très attachant de virtuose chez qui l’exception du don n’a entravé ni l’amour du travail, ni le développement des qualités humaines les plus essentielles.

François-René Duchâble a donné son premier concert à l’âge de 16 ans à la Salle Gaveau de Paris. Lauréat du Concours Reine Elisabeth de Belgique en 1968, Arthur Rubinstein le remarque et lui prodigue, en 1973, de précieux encouragements. C'est en partie grâce à lui qu'il choisit définitivement la carrière d'interprète et obtient ses premiers engagements internationaux.
Dés lors, il effectue de nombreuses tournées dans le monde, et se produit dans de prestigieux festivals et dans les plus grandes salles. François-René Duchâble remporte notamment un grand succès au Lincoln Center de New York, en octobre 1986, lors d'un récital dans le cadre du Festival Liszt. En 1988, il est invité à plusieurs reprises en Allemagne. Grand interprète de Chopin et de Liszt, il choisit dès lors de s’orienter davantage vers le répertoire germanique et joue Beethoven, Brahms, Schumann…
En 1996, 97 et 98 François-René Duchâble a été élu «Soliste Instrumental de l’Année» aux Victoires de la Musique et s’est vu décerner en 1997 la récompense du «Meilleur Enregistrement de Musique Classique Français» pour son enregistrement des Transcriptions et Paraphrases de Liszt (EMI).
Sa discographie comprend notamment les Etudes de Chopin (Grand Prix de l’Académie Charles Cros 1981), une intégrale de l’œuvre concertante de Poulenc (Grand Prix de l’Académie du Disque Français 1986), les Transcriptions et Paraphrases de Liszt (Grand Prix de l’Académie Charles Cros), les Sonates de Beethoven (Choc de la Musique et Diapason d’Or), les Concertos de Ravel et Debussy (Choc de la Musique).

 

PROGRAMME DU CONCERT DU JEUDI 2 FÉVRIER 2012


NINO ROTA
CONCERTO POUR ARCHETS

On connaît Nino Rota comme compositeur fétiche de Federico Fellini. C’est oublier que ce compositeur italien né il y a 100 ans à Milan a écrit la musique de plus de 170 films ! Parallèlement, il a composé de nombreuses œuvres pour la musique de chambre, dont ce superbe Concerto pour Archets (1965). «C’est une musique raffinée, une dentelle exigeante pour la Camerata de Lausanne, c’est pour cela que nous adorons interpréter ce concerto de style néo-classique qui demande finesse et exactitude», confie Pierre Amoyal.


CHOPIN
CONCERTOS POUR PIANO 1 & 2

A circonstance exceptionnelle (l’anniversaire des dix ans de la Camerata de Lausanne), il fallait un cadeau inédit. C’est pour cela que François-René Duchâble, grand spécialiste de Chopin, a décidé de marier les deux concertos du célèbre compositeur polonais. Mieux: il a demandé à son ami comédien Alain Carré de lire des extraits de la correspondance de Chopin, qui mettent en lumière tout son travail de composition. Cette balade épistolaire inédite sera composée des premier et troisième mouvements du Premier Concerto pour piano de Chopin, entourant le deuxième mouvement du second Concerto.


MENDELSSOHN
DOUBLE CONCERTO POUR PIANO, VIOLON & CORDES en ré mineur

Cette œuvre magistrale a été écrite par Félix Mendelssohn à l’âge… de 14 ans. Et le jeune compositeur n’a mis qu’une semaine pour la créer. Ayant eu l’opportunité de jouer devant le grand poète allemand Goethe et ayant reçu des éloges enthousiastes de ce dernier, Mendelssohn, modeste, pensait que son œuvre n’était pas à la hauteur de l’admiration que lui portait Goethe. Il a donc composé ce concerto pour piano, violon et cordes en sept jours et lorsqu’il a remis la partition au célèbre dramaturge, il lui a lancé : «Voilà, désormais je peux recevoir ce qualificatif de virtuose dont vous m’avez aimablement gratifié.» Mendelssohn est le compositeur fétiche de Pierre Amoyal : «Son œuvre me touche énormément, dit le violoniste. Et puis j’aime les qualités humaines, l’extrême générosité de Mendelssohn envers les autres compositeurs de sa génération. C’est aussi grâce à lui qu’on a redécouvert Bach, dont la musique était cantonnée aux églises.»


PRIX DES PLACES + OPÉRATION  1000 PLACES À 10 FRANCS

Jeudi 2 février 2012, la Saison Culturelle de Montreux est fière d’accueillir pour leur unique concert ensemble Pierre Amoyal et la Camerata de Lausanne associés à François-René Duchâble. Dans le but de placer l’excellence à portée de tous les porte-monnaie, nous proposons des catégories de prix pour le moins abordables, avec des places en première catégorie à 60 francs, des places en seconde catégorie à 40 francs, mais surtout nous organisons une opération spéciale «1000 places à dix francs».
Dix francs la place en l’honneur du dixième anniversaire de la Camerata de Lausanne, bien sûr, mais dix francs la place aussi pour favoriser l’accès au concert classique à des personnes qu’un prix plus élevé retiendrait chez elles. Profitez donc de cette offre exceptionnelle: plus vous réserverez tôt, mieux vous serez placé dans l’Auditorium Stravinski !
Notez que les places pour les enfants de moins de 16 ans sont aussi au prix de 10 francs.

 

OÙ RÉSERVER LES PLACES ?

Réservez dès maintenant  par téléphone au 021/ 962 21 19, sur le site de la Saison Culturelle de Montreux en cliquant ici ou aux guichets et sur le site de la Fnac en cliquant ici.





Pierre Amoyal & La Camerata

Rencontre avec François-René Duchâble

 

JEUDI 2 FÉV, 20h15.
Dix ans déjà que la Camerata de Lausanne sillonne les scènes aux côtés de Pierre Amoyal, violon solo. Ce remarquable ensemble d’instruments à cordes est composé de membres en provenance des quatre coins de la planète, admis sur concours. Pour souffler sur ses dix bougies, la Camerata se produira notamment à Montreux dans un concert unique avec le pianiste hors du commun qu’est François-René Duchâble, associé pour l’occasion au comédien Alain Carré. Afin de permettre au maximum de gens – et on pense notamment aux étudiants des conservatoires de musique – d’assister à ce concert, la Saison Culturelle met en vente 1000 places à 10 francs!

Offre spéciale (jusqu'à épuisement du stock): 1000 Billets à 10.-
Cat 1: 60.–/ Cat 2: 40.– /Enfants (-16 ans): 10.–
Loc: lasaison.ch / FNAC